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vue sur le Luberon

A la conquête de Pertuis

J’ai endossé ma tenue de touriste…

Me voilà vêtue d’une salopette et d’un tee-shirt, lunettes et chapeau en place ;

Je découvre Pertuis, comme si je n’y étais jamais venue.

J’ai garé ma voiture au parking de la Dévalade, en contrebas du centre historique ; un vaste parking gratuit où il y a toujours des places disponibles, tellement il est grand, et le turn-over important.

J’ai emprunté un des deux ascenseurs qui permettent d’accéder au cœur de la ville.

Les cigales cymbalisent, les micocouliers et les platanes me fournissent une ombre propice à entreprendre une jolie balade sur les places, dans les ruelles, au bord des fontaines…

Vais-je trouver facilement le nouvel Office de Tourisme ? Je m’interroge…

J’arrive place Mirabeau. Une place presque « intimiste », pleine de charme par son côté « fermé ».

Les restaurants sont au coude à coude, pizzas, cuisine vapeur, bar à vin… ambiance estivale garantie…

L’église Saint-Nicolas, dépouillée dans son habit roman extérieur, et riche d’un intérieur gothique flamboyant, mérite une longue visite. Je vais me renseigner sur les horaires de visites guidées.

Le célèbre tribun Honoré Gabriel de Riquetti, Marquis de Mirabeau (un village voisin) m’accueille, le bras tendu vers Aix-en-Provence, positionné au centre d’une fontaine dont le seul « glou-glou » vous rafraichit. Il est 15 h, et les Pertuisiens siestent. Le thermomètre fait état de 35°.

J’aurai dû choisir de venir « à la fraiche » !

Le Donjon, reste du château comtal, m’impressionne par sa hauteur et son austérité.

Une affiche est placardée sur la vitre. » L’OFFICE DE TOURISME A DEMENAGE »

Je suis à la lettre les indications et j’emprunte la rue François Morel, une rue récemment restaurée qui, prolonge le cours de la république vers le nord.

Ça y est, je suis place Saint Pierre, voilà voilà… pas déçue ! Il y a un magnifique panorama sur le Luberon, et le tout nouvel Office, flambant neuf, avec un design remarquable situé dans la plus ancienne église de Pertuis, lieu qu’il partage avec les archives municipales.

L’accès est facile. L’accueil souriant et attentif; les possibilités de découverte à pied, à cheval, à vélo, en voiture, sont nombreuses.

Dans un premier temps, je vais rester dans « l’hypercentre »…

Alors voyons un peu…

Pertuis à l’origine, c’était comment ?

La ville est née, il y a plus de mille ans, justement sur ce tertre où est situé le nouvel office. Est-ce un effet du hasard ou une volonté municipale ? La deuxième proposition s’impose.

Et, je découvre le quartier Saint-Pierre empreint du passé religieux et social de la cité, grâce aux informations que me donnent fort aimablement les agents de l’OT.

En 966, le comte Boson d’Arles affirma sa souveraineté sur Pertuis, et n’hésita pas à en faire donation aux moines bénédictins de Montmajour. En 981, Guillaume fils de Boson, dit « Guillaume le libérateur », confirme la donation de son père aux moines, et il leur cède « la villa qui dicitur Pertusum ». Le nom Pertusum rappelle que le tout petit village de Pertuis au Xème siècle doit son nom au mot pertus en latin, signifiant « la trouée ».

Cette trouée, le défilé de Canteperdrix, permettait aux radeaux et barques de traverser cette impétueuse rivière qu’est la Durance, et d’établir du commerce entre la Provence et les Alpes.

Et ça marchait très fort… Puisqu’il n’y avait que peu d’endroits où c’était possible !

Dès la donation, les moines bénédictins choisissent pour s’installer le tertre rocheux, avec vue sur le Luberon et l’Èze en contrebas…Astucieux les moines !  Pas mieux comme point stratégique !

Le prieuré pertuisien permettait de maintenir sur place 4 moines et d’assurer une part importante de l’approvisionnement du monastère de Montmajour.

Ils créent l’église Saint-Pierre qui devient l’église paroissiale jusqu’au XIVème siècle.

Le croyez-vous ?

Les restes de ce monastère existent encore bel et bien…Comme par hasard juste en face du nouvel Office !

Passionnant tout ça ! Passionnante aussi la maquette exposée qui présente Pertuis, ville fortifiée au XIVème siècle. Il faut sans aucun doute faire le tour des remparts.

maquette pertuis

C’est décidé, je reste quelques jours dans le coin…Je ne vais pas rater la découverte de cette « ville à la campagne », si discrète et pourtant pleines de surprises !

Je vous raconterai !


Cet article a été écrit par : Marie-Charlotte, Office de Tourisme de Pertuis Page FB
Crédits photos : Office de Tourisme de Pertuis

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