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Pays de la farigoule

Au pays de la farigoule

Aujourd’hui, je ne vous emmène pas en balade mais plutôt en voyage au pays de la farigoule ! Au Pays du dialecte provençal et de quelques-unes de nos traditions. Oui je sais vous avez lu farigoule (thym) et vous avez pensé que ce dimanche j’allais cuisiner ! Et bien non, je vous ai tendu une trapanelle…(piège) haaaaaaa….

Ho coquin de sort ! C’est parti…

Aujourd’hui bien sûr, il n’apparait plus guère (un peu mais guère…) que comme du folklore ou le doux souvenir de nos anciens. Le parler provençal n’est pas le même partout en Provence et il existe de nombreux sous-dialectes. Hé oui le provençal de Pays Niçois n’est pas celui du Pays d’Aix ! Mais bien sûr, ce qui nous rassemble, c’est ce merveilleux accent chantant qui a le goût du soleil, des collines et du bien vivre…Moi en tout cas, ça me fait fondre ! Quand je l’entends, je voyage dans mes souvenirs, entendant mon grand-père qui parlait plutôt le nissart et qui m’appelai tendrement son petit boucan… (hé oui très jeune j’avais déjà la langue bien pendue, vous en doutiez ?).

Un peu d’histoire!

Petite note moins fun tout de même…L’Atlas UNESCO des langues en danger dans le monde considère le provençal comme une langue sérieusement en danger. Il existe bien sûr de nombreux défenseurs des valeurs régionales mais il faut avouer que l’école obligatoire pour tous sous la Troisième République a fini d’achever nos régionalismes et nos particularités. En effet, « afin d’offrir les mêmes chances à chaque enfant scolarisé, le français a été fortement recommandé jusqu’à devenir obligatoire grâce à Jules Ferry en 1833, bien que déjà désigné comme langue officielle en 1539 par François Ier pour remplacer le latin dans les tribunaux et les chancelleries ».

Aujourd’hui, nous cherchons désespérément à ne pas laisser s’éteindre notre héritage qui nous permet, entre autres, de mieux connaitre notre Provence et son histoire, ne serait-ce que grâce à la toponymie ! Bon, vous l’aurez compris, nos dialectes provençaux on y tient, on veut coûte que coûte les protéger et encore mieux on a envie de les partager !

Le guide de survie au pays de la farigoule

Alors voici un petit guide de survie si vous voyagez chez nous, au pays de la farigoule, ou si vous êtes d’ici, quelques mots que j’aime bien (à l’apéro, testez vos convives !)

  • Si je vous dis « Me monte la boufaïsse… » vous me dites ? La colère bien sûr ! Et souvent ensuite on rouscaille (on ronchonne) ou on s’emboucane, on se dispute. Mais comme nous sommes gentils au fond, ça finit souvent par un gâté et quelques baïeta (câlins et bisous).
  • Haaaa finir les rataillons ! J’adore et ça m’arrive souvent. Ça veut dire finir les restes du frigo ! Il faudrait être fada pour ne pas finir le petit gratin préparé avec amour.
  • Il y a bien sûr tous les mots d’oiseaux : testard (têtu), rapia (près de ses sous), brêle (bon là je ne vous explique pas quand même), babatchou (bêbête). J’aime bien aussi tronche d’àpi, tête d’ail (s’utilise dans les deux sens). La liste est bien sûr sans fin. Un petit dernier pour la route, que diriez-vous de mouligas…molasson
  • Si je vous dis maintenant « C’était cafi de monde », vous me répondez ? Heu…pas à l’Office de Tourisme de Gardanne en tout cas, ils sont encore fermés. Je sais, encore quelques jours de patience et on lance la saison 2021 !

Ho fan, nous pourrions continuer longtemps mais point trop n’en faut pour l’instant. Partagez-moi vos mots provençaux fétiches, vos expressions. J’ai mes racines dans le midi, je m’appelle Fanny mais j’ai encore moi-même beaucoup à apprendre.

En attendant, comme on dit chez nous « Fai pas bon travaia quand la cigalo canto » et justement je l’entends qui arrive…Bon dimanche et à la semaine prochaine pour un nouvel article. Allez zoù !

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