skip to Main Content

Beaurecueil, charmant recoin d’ici

Aujourd’hui, c’est avec plaisir que je vous emmène dans mon petit village, celui qui m’a vu naître, grandir et où je vis. Celui que je ne quitterai pour rien au monde : Beaurecueil.

Rien que son étymologie invite à la flânerie et rappelle la présence romaine sur notre territoire. Ainsi, Bellus recessus est le lieu où il fait bon vivre, le bon refuge, le charmant recoin…

Et c’est un refuge un peu caché : souvent, lorsque je dis que j’habite Beaurecueil, on me dit « Mais où est-ce ? ». Je souris alors.

Beaurecueil, c’est un petit village discret au pied de la montagne Sainte-Victoire, côté sud.

Pour venir, on peut emprunter la Route Cezanne, mais on passe à côté de tout… Un conseil : venez à Beaurecueil depuis Pont de Bayeux. Au détour d’un virage, l’allée de mûriers s’ouvrira à vous tel un tapis rouge qui vous guidera tout droit vers Sainte-Victoire.

Cette allée témoigne d’un passé pas si lointain, à une époque où 3 à 4 familles du village élevaient des vers à soie.

D’ailleurs, dans une des maisons emblématiques du village se trouve toujours la magnanerie, lovée dans une pièce. Un de nos anciens nous racontait qu’enfant, dans cette maison, il entendait les mandibules des larves broyer les feuilles de mûrier, s’offrant un joli festin. Cette maison, on peut toujours l’apercevoir depuis la route, à travers champs.

Continuant sur la route, les mûriers défilent et, plus loin, on peut voir dépasser la plus haute des tours du château. Elle accueillait autrefois le pigeonnier, ou le colombier pour lui redonner son origine noble, du seigneur.

Arrivé au bout de l’allée, un petit virage tord délicatement la route et notre regard se pose alors sur la ferme, restaurée il y a plusieurs années.

C’est un lieu chargé d’histoire,

c’est sûr. Mais aussi d’émotion. Quand je passe devant, près de l’aire de battage, j’imagine un jour de moisson où nos ancêtres étaient à la tâche. Cela devait sentir bon l’herbe sèche. J’imagine aussi les premières machines agricoles à vapeur, introduites ici par l’abbé Fissiaux, qui devaient soulever des nuages de poussière sur le chemin de la Poudrière. Je me demande si les enfants qu’il accueillait dans son « pénitencier agricole » ont gardé un bon souvenir du village, et j’imagine leurs frimousses d’ados égarés, égratignés par la vie.

Un peu mélancolique, ma route se poursuit entre les champs de coquelicots, les vignes et les oliviers pour trouver du réconfort dans un endroit magique, le Parc de Roques-Hautes.

Le Parc départemental de Roques-Hautes

Vous connaissez, j’en suis sûre ! Eh bien, il fait partie des merveilles de Beaurecueil. Il occupe plus de la moitié du territoire de la commune et c’est un haut lieu de détente, promenade, activités de pleine nature… mais trop souvent à l’excès. Il n’est malheureusement pas rare qu’il soit submergé par la fréquentation du site, surtout les week-ends. Je comprends que ce coin bucolique plaise à tout le monde, mais l’on se doit de le respecter.

Alors quand je vais promener dans le parc, j’y préfère le calme de la semaine et d’une fin de journée, au moment où la vie diurne se prépare au repos et où la vie nocturne s’éveille peu à peu.

Voir le coucher de soleil sur Sainte-Victoire depuis le parc est un moment magique. Sainte-Victoire revêt son drap aux couleurs de feu avant de se faufiler sous sa couette bleu nuit. Alors, je me fais toute petite pour observer ce spectacle. Je me fais oublier de la nature sauvage.

Beaurecueil,

est riche d’histoires et de patrimoine pour qui sait sortir de « la carte postale ». Saviez-vous que c’est ici que se trouve l’un plus grands gisements à œufs de dinosaures monde, le « cimetière à Rhabdodon » et d’autres pépites paléontologiques ? Parfois je ferme les yeux et j’imagine ces terribles « lézards » gambader dans les argiles rouges au bord de la rivière, au pied d’une Sainte-Victoire qui avait un tout autre visage.

Le temps passe et parfois on aimerait qu’il s’arrête.

L’aventure et les petites histoires se nichent un peu partout ici.

Ceci n’en est qu’un petit aperçu.


Cet article a été écrit par : Mylène, guide-conférencière de Secrets d’ici
Crédits photos : Secrets d’ici

À bientôt pour un prochain article de la Team Pays d’Aix. Et n’hésite pas à laisser un petit commentaire dans la boîte juste en bas. Sans oublier que tu peux dès à présent t’abonner pour recevoir une newsletter hebdomadaire.

Cet article comporte 0 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back To Top