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Road Trip Dans La Montagne St Victoire

Road trip en Sainte-Victoire

Pour un road trip dans la montagne Sainte-victoire

… je ferais n’importe quoi! Il y a quelques temps déjà, en réfléchissant aux thématiques que nous pourrions aborder dans notre Blog @Voyagezcheznous, une question s’est tout de suite posée. Qu’est-ce qui, sur notre territoire du Pays d’Aix, nous rassemble, nous unit, nous symbolise, nous…vous m’avez compris ! Qu’est-ce qui nous fait tous voir dans la même direction ou nous donne un point de départ ? La montagne Sainte-Victoire bien sûr ! Elle s’impose à nous, majestueuse, grandiose. Une immensité, une vie ici et à part, un point d’ancrage. Pourtant, moi qui croyais la connaître, je ne faisais que la voir. Aujourd’hui, avec Olivia et Christiane Capus, du Concors Sainte-Victoire, nous nous engageons pour un road trip de deux jours dans le monde de la St Victoire.  Et depuis tout a changé.

Une parenthèse extraordinaire

Maintenant je la vois, je l’entends, et si j’ai un peu appris à la connaitre, je sais qu’il me reste encore du chemin à faire. Je ferme les yeux. J’entends la voix de Christiane, passionnée, combative, j’entends son amour pour cette montagne, je sens le soleil sur mon visage, l’odeur du thym qu’elle écrase dans ses doigts et la rosée sur les pins…une parenthèse extraordinaire que nous allons essayer avec Olivia de vous raconter.

Cette aventure, nous aura permis de prendre toute la mesure de ce que signifie « voyagez chez nous ». C’est parti ? Vous êtes prêts ? Allez, je rembobine….

Jeudi 15 octobre, 8h30, début du road trip

Christiane nous attend parking des Trois Bons Dieux à la sortie d’Aix direction Vauvenargues. Ensemble, nous partons direction Bibémus. La voiture a à peine démarré que déjà Christiane nous raconte : les relations de Cezanne à sa montagne, la montagne où l’on allait fleurter, les pierres de Bibémus. Déjà, à cet instant je sais que ça ne sera plus pareil. Avec Olivia, nous nous laissons embarquer.

Le jour n’est pas levé depuis longtemps. Nous arriverons au belvédère quelques mètres après les carrières de Bibémus. Nous avons l’impression d’être seules au monde, que le temps est suspendu. Le soleil caresse toutes les essences d’arbres et de fleurs et effleure le sol encore frais de la nuit. On s’arrête et l’on prend le temps d’observer. Mais aussi de comprendre les relations de l’homme et de la nature. Tout vit autour de nous, est essentiel. Tout est interdépendant et tout a sa place. Même le criquet hérisson qui paresse sur les brachypodes rameux. Ce feignant ! (Avec l’accent du Sud s’il vous plait). Ni ne saute, ni ne bouge, ni ne chante ! Et pourtant, tu as ta place. Tu pollinises, tu nourris les oiseaux et tu me questionnes aujourd’hui.

Sainte-Victoire Express

9h17, le timing est serré. Tant de choses à découvrir. Nous repartons et empruntons la route Cezanne. Alors que l’on roule écoutant avec attention Christiane nous parler de cette magnifique route classée par A. Malraux et de la manière dont nous sommes aujourd’hui en train d’écrire sa légende, une légende « contemporaine », coup de frein ! (Pas de panique, j’en rajoute un peu). Christiane nous fait observer différentes essences d’arbres, splendide. Alors voilà, à cet instant, je me suis dit. Tout cela est devant mes yeux, mais je n’y prête pas assez attention. Apprendre à regarder, à « voir » ce qui nous entoure. Ne dit-on pas qu’un arbre qui tombe fait plus de plus de bruit qu’une forêt qui pousse…cela laisse songeur.

En quelques kilomètres, nous entrons littéralement dans un tableau de Cezanne…Le road trip en Sainte Victoire continue…

Au gré des routes…

Nous nous arrêtons boire un petit café au Tholonet. Il fait très froid mais nous restons en terrasse pour profiter du soleil et la regarder, belle St Victoire qui nous accompagne aujourd’hui. Christiane nous demande de regarder attentivement la table…Des noms gravés, des initiales et là…Cezanne ! Vrai ou pas, ce n’est pas grave, on a envie d’y croire.

On reprend la route ? Direction Puyloubier et la cave coopérative. Mais avant petits détours par les dunes ocres de Roques-Hautes…On parle de dinosaures bien sûr mais pas que ! On parle de préservation, d’eau, de la pierre, du pin qui en fin de vie laisse sa place au chêne, des peupliers noirs et blancs, des étoiles d’eau qui peuvent rester cinquante ans sans germer !

Christiane a raison. La montagne est si belle d’en bas, de loin. Comprendre tout ce qu’elle a permis, tout ce qui grandit à ses pieds, tout ce qu’elle raconte. La grimper bien sûr ! Cela fait envie. Mais pas que ! La voir autrement oui. La comprendre et la mettre en perspective…

Voir autrement

Sur la route, nous nous arrêtons prendre des photos. Insatiable besoin de capter un moment, une vue, une émotion. Dur, dur, ça ne rend jamais aussi bien qu’en vrai. Mais avec Olivia aujourd’hui, on a envie de jouer un peu les touristes (ce n’est pas un gros mot) et de se laisser porter.

Nous arrivons à la cave coopérative de Puyloubier. Je laisserai Olivia vous raconter cette belle rencontre. Vous me connaissez bien sûr ! Je ne peux pas m’empêcher de déguster ! Le vin est bon. Je le fais danser dans mon verre et le goûte. En le buvant, je vois défiler les belles images de ce matin. Le vin c’est aussi ça, une histoire.

Nous continuons nos échanges sur les relations hommes-milieux. L’homme doit impérativement redevenir acteur positif. Nous devons tous être des travailleurs pour la terre.

Je ne regarde plus l’heure…le temps est maintenant suspendu.

La suite dans quelques jours (et de belles images en perspectives)

Cet article comporte 1 commentaire

  1. Merci de ce bel article. Les souvenirs, les odeurs, les couleurs, les sons… j’ai repris tout ça en plein cœur, au milieu de cet hiver bien froid et si particulier. J’ai eu moi aussi la chance d’avoir Christiane comme guide sur ce même parcours… en 2006. Actuellement les pieds dans la neige, je respire le pays de l’ocre. Merci. Tous mes vœux.

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